l'Infirmerie PDF Imprimer Envoyer
Travail - Emplois

Le soin de nos soeurs anciennes, l'infirmerie

Lorsqu'on parle d'infirmerie dans les monastères, il ne s'agit pas de malades à proprement parler.

Bien sûr c'est à l'infirmerie qu'on soigne les soeurs malades !

infirmerie

 

Mais il s'agit plutôt de nos soeurs aînées, anciennes, ayant porté le poids de longues années, parfois dans une grande austérité de vie.

 

 

Les soeurs chargées de l'infirmerie ont un vrai ministère d'accompagnement du grand âge.

Elles sont aidées pour certaines tâches, par exemple la veille la nuit.

 

La grande richesse de notre communauté est d'avoir aussi des anciennes pour conforter les jeunes.

 

Et l''immense service de nos anciennes est le témoignage de leur fidélité - fidélité à la prière...

mains_chapelet

 

plan noté  infirmerie

Voici un plan de notre vaste monastère.

Vous voyez bien le cloître carré.

L'église, avec son abside et son transept, est aisément repérable.

Le carré vert pomme montre un secteur de cellules confortables pour nos anciennes (au 1er étage).

Le secteur jaune est occupé au rez-de-chaussée par le Chapitre, et dans les étages par l'infirmerie.

 

Règle de Saint Benoît, chapitre 36 Les frères malades

Avant tout et par-dessus tout, il faut prendre soin des frères malades. On les servira vraiment comme le Christ lui-même, parce qu'il a dit : « J'ai été malade, et vous êtes venus me visiter » (Matthieu 25, 36). Et : « Ce que vous avez fait à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous l'avez fait » (Matthieu 25, 40).

Mais, à leur tour, les malades comprendront que c'est pour l'honneur de Dieu qu'on les sert. Et ils n’affligeront pas les frères qui les servent par trop d’exigence. Pourtant, il faut supporter ces malades avec patience, en les servant on acquiert beaucoup de mérite.

L'abbé veillera donc avec très grand soin à ce qu'on s'occupe d'eux sans aucune négligence.

Les malades ont un logement à part, exprès pour eux. A leur service on affecte un frère qui respecte Dieu, dévoué et soigneux.

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Règle de Saint Benoît, chapitre 37 les anciens et les enfants

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Nous sommes naturellement portés à la bienveillance envers les vieillards et les enfants [qui étaient confiés par leurs parents aux moines pour leur éducation*], à cause de leur âge. Pourtant la Règle doit y veiller avec autorité. Il faut toujours tenir compte de leur faiblesse. Pour la nourriture, on ne les obligera jamais à supporter ce que la Règle a de pénible. Mais on sera avec eux plein d'attention affectueuse, et ils pourront devancer l’heure des repas (ne pas jeûner trop longtemps).

 

Vous voyez ci-dessus les plateaux en cours de préparation pour le repas de nos soeurs anciennes.

 

* Les monastères bénédictins ont une grande tradition d’éducation de la jeunesse. Certains monastères, en Europe ou sur les autres continents, ont aujourd’hui encore de grandes écoles, collèges et lycées avec ou sans internat. Mais en France aujourd’hui les bénédictins se sont orientés vers des travaux d’artisanat à l’intérieur de la clôture.

Pour découvrir la vie bénédictine dans son travail d’éducation de la jeunesse aujourd’hui, découvrez la ICBE The International Commission on Benedictine Education