Expo St Colomban 

Irlande en Brie
Sur les pas de saint Colomban

du 25 mars au 15 octobre 2017

Tour romane de l' Abbaye Notre-Dame de JouarreOuverture :
tous les jours de14 h 30 à 17 h ; le dimanche de 11h  à 12 h 30 et de 14 h 30 à 17 h  30.
Fermée le mardi

L'exposition Irlande en Brie, sur les pas de saint Colomban invite le public à découvrir les lieux et les acteurs d'une aventure humaine méconnue et pourtant hors du commun.Aux temps mérovingiens, des moines venus d’Irlande, sous la conduite de Colomban,  traversent notre territoire. Ils sont reçus dans les grandes familles franques, notamment à Poincy et à Ussy-sur-Marne. De cette pérégrination, naissent, tout au long du 7e siècle, des communautés monastiques : Faremoutiers (Eboriac), Jouarre, Rebais, Saint-Fiacre, Reuil-en-Brie, Sainte-Croix à Meaux (devenue Saint-Faron), Lagny-sur-Marne et Chelles
Fortes de plus de 1400 ans d'histoire, les abbayes de Jouarre et de Faremoutiers  en sont, aujourd'hui encore, les témoins  vivants !Véritables poumons économiques et noyaux de peuplement puissant, ces monastères sont des centres de vie spirituelle et d'éducation de grande renommée. Les filles des rois et des grandes familles anglo-saxonnes sont envoyées sur le continent pour y recevoir une solide éducation. L'exposition s'attache à faire découvrir le rôle majeur des  figures féminines à l'origine de cet étonnant rayonnement :  Fare, Telchilde, Bertille et la reine Bathilde.Cette manifestation est organisée dans le cadre de la création du « Chemin européen de saint Colomban. »

Organisateurs :
Les amis de l'abbaye Notre-Dame de Jouarre et la Communauté.
Partenaires :
L' association Saint-Fiacre, l’association pour la sauvegarde d’Ussy-sur-Marne et les Amis de saint Colomban de Luxeuil-les-Bains.


Chers Amis colombaniens

Simon Derache, marcheur colombanien, est arrivé, hier 7 juillet 2016, à Bobbio.
Parti de Luxeuil-les-Bains le 28 mars 2016, il aura parcouru 3 700 km en 102 jours soit une moyenne de 36 km par jour.

Au-delà de cet exploit sportif, Simon a ouvert le Chemin de l’exil de saint Colomban (entre 610 et 613) en validant les étapes et les sites culturels et spirituels avec des points GPS et des contacts qui seront de futurs acteurs du Chemin. Vous pouvez lire les différents comptes rendus envoyés par Simon et mise en ligne sur le site des Amis de saint Colomban. Le dernier récit du parcours en Italie devrait être en ligne dans quelques jours.

Il reste à peaufiner ce parcours pour le rendre accessible aux marcheurs occasionnels et locaux. C’est un travail que nous allons réaliser avant la fin de l’année 2016 sous la direction de Simon Derache, manager du Chemin européen de saint Colomban au sein de notre association. Son expérience du Chemin permettra de finaliser le Chemin des côtes de la Manche à la frontière italienne en collaboration avec tous les acteurs colombaniens situés sur le parcours, c’est un vaste programme fédérateur pour faire connaître l’œuvre de saint Colomban. Amitiés colombaniennes à tous.

Jacques Prudhon
Président de l'association "Les Amis de Saint Colomban"
12 rue Saint Colomban
70 300 Luxeuil les Bains

Message de Simon Derache : 

Bien arrivé à l'abbaye de Bobbio auprès du tombeau de saint Colomban après cent deux jours et plus de 3700km sur son chemin de l'exil à travers sept pays d'Europe selon le découpage géographique actuel ( France, Luxembourg, Allemagne, Suisse, Autriche, Liechtenstein et Italie).

Depuis Bregenz, cette dernière partie du parcours est marquée par la traversée des Alpes et de la plaine du Pô avant de regrimper les Appenins et descendre finalement sur Bobbio. En 2014 lors du pèlerinage Bangor-Bobbio, j'avais franchis les Alpes par le col de Septimer. Cette fois-ci, j'ai essayé le col de Splügen comme variante. Dans un cadre grandiose, montée comme descente sont magnifiques à travers alpages en fleurs multicolores et animés des sifflements des marmottes et des cloches des vaches.

Découvrant leur balisage sur le terrain, de nombreux chemins s'enchaînent de Thusis en Suisse jusqu'à Bobbio: via Spluga, via Francisca, cammino di San Pietro, via degli Abati et via San Colombano. Au milieu, Milan se traverse facilement par de longs itinéraires rectilignes avec de la place pour les piétons. À partir de Pavie, à deux jours de marche de Bobbio, on voit apparaître de temps en temps le nom de San Colombano sur une chapelle, une église, un lieu-dit ou une rue. Si la plaine du Pô est un peu monotone et poussiéreuse sous la chaleur, les Appenins offrent davantage de variétés (relief, cultures, villages et castello).

La vue sur la vallée de Bobbio depuis le passo del Penice (1260m) fait mieux comprendre le choix de saint Colomban pour sa dernière fondation et demeure.

Je profite de cette ultime correspondance du chemin de l'exil de saint Colomban pour remercier du fond du cœur tous ceux et celles qui m'ont soutenu par leurs prières et leurs pensées, qui m'ont accueilli si chaleureusement le long de ma route, qui ont fait un bout de chemin avec moi ou sont venus me retrouver comme mes compagnons d'armes du Liban et les nombreux Amis de saint Colomban de différents pays sans oublier mon épouse qui m'a laissé partir à nouveau et m'a surtout permis de vous rencontrer jours après jours.

Pèlerinage religieux avant tout, il a permis de porter toutes les intentions de prières qui m'ont été confiées à 'intercession particulière de saint Colomban jusqu'au pied de son tombeau. De prier chaque jour à l'une de ces intentions a été aussi une aide précieuse qui m'a porté.

Comme toute pérégrination au long cours, au rythme lent de la marche à pied, au contact de la nature, au fil des rencontres et à l'abri de la surabondance d'informations, ce chemin a permis d'apprécier la valeur réelle des choses, des personnes et des situations politiques et économiques de chaque pays. En son temps, saint Colomban devait déjà faire le même type de constat.

Mais pendant son chemin de l'exil, il ne s'est pas contenté de marcher comme moi mais, à plus de 70 ans, il a évangélisé, soigné les pauvres et les malades, rencontré et conseillé rois et reines, entretenu correspondance et composé poèmes et chansons, tout en assurant sa fonction de père abbé auprès des moines qui l'entouraient. Tout cela faisant de lui un être exceptionnel, un des pères fondateurs de l'Europe malheureusement oublié aujourd'hui. À mon humble niveau, j'espère vous l'avoir fait connaître et apprécier.

Simon DERACHE

Abbaye
Notre Dame de
Jouarre
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